NOS ACTIONS POUR HAÏTI EN 2012

 


 

1.Rencontre avec l’association ARCHE (association pour le Rayonnement Culturel d’Haïti et de son Environnement en janvier 2012.

 

L’ARCHE a été créée en 1984 en France, et déclarée en 2008 en Haïti. Elle compte 59 adhérents dont 16 en Haïti, et est membre fondateur de la PAFHA. Son président est Lorfils REJOUIS.

 

L’action de l’ARCHE est très antérieure au séisme de 2010, dont l’épicentre était Léogâne. Mais à la suite de celui-ci, les objectifs poursuivis par l’association : développer l’agriculture et l’élevage, tout en préservant l’environnement, sont devenus prioritaires pour la zone rurale de Colline Deslandes.

 

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L’ARCHE a financé la construction de maisons pour reloger les familles privées de toit, acheté du bétail pour commencer à reconstituer le cheptel des paysans et finance chaque année une campagne de reboisement (manguiers).

 

Actuellement l’Arche a pour objectif de construire une médiathèque pour les jeunes. Ce projet, très coûteux, nécessite l’obtention de subventions qui pour le moment n’ont pas été obtenues.

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C’est dans ce contexte de développement territorial global que l’ARCHE a proposé à Solidarité Sorbonne d’intervenir pour l’école de Colline-Deslandes, dont le directeur est Barthelemy MATINSON

 

Nous avons accepté très volontiers de travailler avec cette école, sachant que les contacts par mail et téléphone ont été quasi immédiats, et très chaleureux, avec Barthelemy MATINSON.




 

 

2.Premiers contacts avec l’école du « Bon Berger »

 

C’est à partir de février 2012 que les relations directes entre Barthelemy MATINSON, Directeur de l’école, et notre association se sont multipliées. La confiance s’est peu à peu installée, les échanges abotdé tous les thèmes : besoins matériels, mais aussi évolution nécessaire de la pédagogie, nécessité de former les enseignants et de construire des supports pédagogiques et des jeux d’éveil, tout particulièrement en maternelle.

 

 

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Barthelemy MATINSON est un enseignant qui a la vocation : lucide par rapport aux difficultés, mais créatif, tenace, et très réactif. Il est totalement investi dans sa mission d’enseignant et de directeur, dans un environnement où les difficultés pour vivre et se nourrir sont quotidiennes. La précarité est une constante et le budget de l’école est loin d’être équilibré.

 

 

Colline-Deslandes est une communauté rurale de 2350 habitants située à 4km de Darbonne et à un peu plus de 7km de Léogâne (épicentre du séisme de 2010). Les jeunes représentent 62% de la population. Faute de moyens financiers, l’enseignement public ne représente pas plus de 20% de l’enseignement. Dans les zones rurales 90% des écoles primaires sont privées et payantes, souvent peu accessibles aux populations les plus pauvres et aux familles les plus nombreuses.

 

31B.JPGL’école communautaire du « Bon Berger » accueille 170 élèves : 3 classes de maternelle et 6 classes de primaire. Contrairement à certaines écoles l’effectif par classe n’est pas pléthorique.

 

 

Le bâtiment en pierre a été construit en 2009 par une ONG. En 2010 lors du séisme, il a subi des dégâts, l’ouvrage était fissuré. Des travaux ont alors été entrepris en 2011 pour consolider l’édifice, un escalier monumental a été construit. Ce bâtiment abrite les classes de primaire jusqu’en CM2 (6ème année fondamentale). Les salles qui devaient accueillir les 3 dernières classes de « l’école fondamentale » (équivalent de la 6ème, 5ème, 4ème) ne sont pas occupées, faute d’argent pour ouvrir ces classes.

Elles ont récemment  été occupies par les CP1 et CP2 (antérieurement dans le bâtiment préfabriqué)pour faire de la place aux enfants de maternelle.

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Deux autres bâtiments préfabriqués ont été construits en bas de la colline après le séisme. Ils abritent la maternelle, une grande salle de réunion et 2 petits bureaux.






 

 

 

3.Premiers contacts avec l’école Joliot Curie de Saint Maximin dans l’Oise

 

Grâce à l’une des étudiantes, Manon Bonaventure, nous sommes entrés en contact avec Valérie Boruch, enseignante en CE1-CE2 dans cette école : celle-ci s’est immédiatement montrée intéressée par le projet de mettre en place un échange entre les enfants de sa classe et ceux d’Haïti.

 

Solidarité Sorbonne a présenté Haïti et l’école du « Bon Berger » aux enfants de Saint Maximin. Sous la direction de Valérie Boruch les enfants ont alors réalisé des dessins et une petite lettre pour leurs correspondants haïtiens (Barthelemy Matinson avait envoyé les photos des enfants de CE1 et CE2 de son école). Ces documents ont été transmis lors de mon voyage en Haïti en avril 2012.

 

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Les enfants ont également mené différentes actions pour aider leurs nouveaux amis, et les mamans ont confectionné des gâteaux. Progressivement une grande partie de la population de Saint Maximin s’est trouvée informée, puis mobilisée pour notre action.




 

 

 

 

 

4.Voyage en Haïti du 18 au 29 avril 2012

 

Invitée par la PAFHA à faire partie de leur délégation lors de la semaine de la diaspora (du 16 au 21 avril) en Haïti, j’ai profité de cette opportunité pour un premier contact avec le pays que je souhaitais depuis plusieurs mois déjà. Un très grand merci à la PAFHA pour avoir facilité ce contact avec autant d’efficacité et de gentillesse.

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La délégation de la PAFHA :

Le Dr Jean-Marie BERNARD (GAMAH)
Mackendie TOUPUISSANT (Président)
Judith, Avocate
Ralphson PIERRE (ANIH, Secrétaire PAFHA)
et… Michèle BLIN (Solidarité Sorbonne)

 

4.1.La première semaine fut consacrée aux conférences, aux témoignages sur les réalisations en Haïti, et sur les projets de développement du pays dans  le Tourisme, l’Industrie et le Commerce, ainsi que dans le domaine de la santé.

 

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Ces conférences, fort intéressantes, ont été aussi l’occasion de rencontres avec des associations de la diaspora américaine et québécoise, et avec de très nombreux hommes politiques et journalistes.

 

 

En marge de ces conférences, des R.V. avaient été pris par la PAFHA qui m’ont permis de faire connaître Solidarité Sorbonne à de nombreux politiques et acteurs importants:

 

Daniel SUPPLICE, Ministre des Haïtiens Vivant à l’Etrange
Joseph Leprince Augustin,  Directeur Général du MHAVE,
Le Ministre des Affaires étrangères, et l’Ambassadeur de France : Didier LE BRET
La Directrice de l’Institut Culturel Français : Corinne MICAELLI
La Directrice de l’Organisation Internationale de la Francophonie :Chantal MORENO r (MHAVE)

 

C:\Users\Michèle\Desktop\Photos HAITI\Book 5 Haïti Institution Nouvelle Source\353.JPG4.2.La deuxième semaine fut essentiellement consacrée à la visite d’écoles :

 à Port au Prince :

·        Institution La Nouvelle Source.

Cette école a été créée en 1995 par Janice Régis près de l’église du Sacré Cœur. Le séisme de 2010 l’a intgralement détruite.

L’UNESCO, à l’aide de bâtiments préfabriqués et de tentes, aida l’école à rouvrir en septembre 2011, dans un tout autre quartier de Port au Prince.

 

L’école accueille plus de 1000 élèves : des classes préscolaires, aux 9 classes fondamentales, et jusqu’au bac.

Cette école réputée, est très intéressée pour échanger avec l’école Forest et éventuellement avec un collège ou un lycée (grosse structure, directrice très dynamique). La directrice a pu installer une salle informatique, et veut ouvrir la bibliothèque à la rentrée. Il lui reste le laboratoire de sciences à reconstituer.

Par suite de l’hospitalisation de la directrice, le contact n’a pu s’établir pour la rentrée 2012.

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·       Institution mixte Saint Pierre de Piétonville (Port au Prince)

Les besoins sont réels mais mal définis. La directrice ne s’exprime pas, ne semble pas avoir de projets, de priorités, et « attend que nous lui fassions des propositions ».

 

L’école est construite toute en hauteur sur plusieurs niveaux, ce qui serait un désastre en cas de séisme.
Les salles de cours sont très sombres, séparées uniquement par de la toile.

 

A oublier pour le moment, nous n’avons pas pu établir de contact réel.

 

Nous sommes allés dans le sud à Saint Louis du Sud où les paysages et la réalité quotidienne sont beaucoup plus souriants qu’à Port au Prince.

Dans cette région de bord de mer qui ne demande qu’à être touristique, nous disposons d’une personne ressource, et de possibilités d’hébergement. Les personnes rencontrées se sont montrées très chaleureuses et souhaitent vraiment accueillir des jeunes français.

 

Outre le travail avec les écoles, une brochure touristique les intéresserait pour faire la promotion de leur région. Ils cherchent aussi des informations sur l’histoire de leur ville et m’ont demandé si nous pouvions faire des recherches à la BNF.

 

Quelques photos de la région, pour faire envie :

C:\Users\Michèle\Desktop\Photos HAITI\Book 3 Haïti Saint Louis du Sud\545.JPGC:\Users\Michèle\Desktop\Photos HAITI\Book 3 Haïti Saint Louis du Sud\507.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

Juste un peu de rêve,  malgré un temps maussade,  période des pluies oblige…

·         

·        C:\Users\Michèle\Desktop\Photos HAITI\Book 7 Haïti Ecole Saint Patrick à Saint Louis du Sud\540.JPGL’école Saint Patrick de Saint Louis du Sud

C’est une très ancienne école dirigée par Sœur Aliette, religieuse catholique, et qui obtient d’excellents résultats. Les enseignants sont des laïques, très attachés à leur école. Il existe une école normale supérieure aux Cayes, à une trentaine de km.

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L’école semble très motivée pour travailler avec nous.

Elle a déjà relancé pour un partenariat

 

·       Ecole créée par la Norvège : SPH (Stiftelsen Prosjekt Haïti)

Située à côté de l’école Saint Patrick, cette petite école accueille 186 élèves en classes préscolaires et les 5 premières classes de l’école fondamentale. La 6ème année qui termine l’école primaire n’est pas ouverte, faute de moyens financiers.La directrice locale m’a donné les coordonnées de la directrice norvégienne. Elle pense que celle-ci serait très intéressée par les échanges avec une école française Elle-même semble désireuse de travailler avec nous.

 

5. Travail avec l’école du « Bon Berger » de Colline Deslandes

 

L’un des buts essentiels de ce voyage était bien sûr de rencontrer Barthelemy MATINSON, pour mieux le connaître, parler de ses difficultés et de ses projets, visiter l’école et se rendre compte des contraintes. Nous voulions aussi  lui remettre le matériel informatique et pédagogique acheté avec le résultat des actions réalisées pour Haïti depuis 1,5 an  et détaillées dans ce rapport.

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Arrivés en matinée, nous avons été chaleureusement accueillis et nous avons commencé par visiter l’école afin de voir les élèves en situation. Les premières images de ce rapport sur Colline-Deslandes sont le reflet de cette visite.

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Les 3 sections de maternelle dans la même pièce, les enfants ne disposent d’aucun support pédagogique

 

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Puis nous nous sommes installés dans « la bibliothèque » pour déballer matériel, livres, DVD apportés et discuter de leur pertinence et de leur intérêt pour l’école.

 

L’école possédait 2 portables avant le séisme, ils ont été détruits. Solidarité Sorbonne a remis à Barthelemy MATINSON deux ordinateurs portables Samsung, configurés et préparés par Frédéric Martel, avec 2 refroidisseurs et 2 souris.

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Nous avions également apporté un vidéoprojecteur à forte luminosité pour projeter des DVD pédagogiques et des films pour enfants et adultes. Une lampe de rechange complétait l’équipement, ainsi qu’un disque dur et un appareil photo.

 

Barthelemy MATINSON ne s’attendait pas à ce que nous puissions apporter autant de matériel, et il a beaucoup remercié pour tous les efforts faits par l’ensemble des groupes.

 

 

 

Barthélémy MATINSON avait demandé des livres et des supports pédagogiques pour ses enseignants qui n’en ont pas, en particulier à l’école maternelle.

J’avais donc passé quelques heures au CRDP de Paris, pour me faire conseiller et lui apporter ce qui paraissait le plus adapté. 

 

Le CRDP a d’ailleurs proposé sa collaboration dans cette opération et également de nous mettre en relation avec certains inspecteurs d’académie qui pourraient nous aider dans nos contacts auprès des écoles françaises.

 

La plupart de ces documents pédagogiques comportent un livre et un DVD montrant des séquences filmées dans des salles de classe en France, ce qui semble particulièrement adapté.

 

Bescherelle, dictionnaire et atlas pour élèves et enseignants complétaient les documents apportés.

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Puis, nous avons passé un moment à regarder les courriers et dessins préparés par les enfants de Saint Maximin.

B. MATINSON m’a promis de répondre par internet. Les enfants ne disposent ici ni de feuilles ni de crayons de couleur (ni de service postal), ce qui limite forcément leur capacité d’échange, pour le moment au moins.

 

Nous nous sommes revus, deux jours après, pour acheter une petite génératrice de courant (pour le vidéoprojecteur) et pour continuer à discuter des difficultés et des projets de l’école.

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L’une des premières choses qu’il m’ait dite, c’est qu’il avait regardé le DVD « Enseigner en Maternelle » et qu’il s’était aperçu que le mobilier n’était pas adapté, surtout pour les petits. Il m’a également demandé si nous ne pourrions pas venir quelques jours pour former les enseignants de maternelle.

 

Le problème de la formation des maîtres, et de la pédagogie en maternelle est vraiment un problème récurrent abordé par toutes les écoles.

 

 

L’autre problème, est un problème économique : le budget de l’école est loin d’être équilibré. Compte tenu de la pauvreté de la population, des orphelins et des familles nombreuses, le paiement des frais d’inscription, de l’uniforme et des chaussures, ne peut pas être assuré par toutes les familles.

 Les conséquences sont multiples : L’école ne peut pas payer régulièrement les enseignants, et leur salaire est très faible, les obligeant souvent à une activité complémentaire. Ni les familles, ni l’école ne peuvent acheter de livres ou de fournitures scolaires en dehors du basique.

Les petits ne disposent pas de jeux pour l’éveil.

Enfin, dans les familles nombreuses, les enfants ont une scolarité écourtée, pour permettre à tous les enfants d’aller à l’école.

Il semble que le parrainage scolaire pourrait être une solution à ces problèmes, qui sortirait l’école de la situation de précarité dans laquelle elle se trouve, et lui permettrait d’évoluer un peu chaque année.

 

B. MATINSON se pose aussi le problème des 2 mois d’été sans activité pour les jeunes, il veut cette année organiser un camp de 3 semaines pour 160 enfants de 9 à 16 ans autour de 3 activités : sport, art floral, cuisine.

 Le coût global pour les 160 enfants pendant 3 semaines : 600 euros…

 

 

Ce voyage était absolument indispensable pour prendre contact avec la réalité des problèmes de l’école de Colline Deslandes, mais aussi – et surtout- avec les difficultés de la vie des habitants du village.

 

Nous avions envisagé une aide matérielle en livres, fournitures scolaires… pour aider cette école, mais le problème est bien plus global : les parents veulent scolariser leurs enfants, s’ils ne le font pas c’est que l’inscription à l’école et l’équipement de l’enfant sont trop coûteux, surtout quand il y a 6 ou 8 enfants dans la famille.

 

Le parrainage peut venir en aide aux familles les plus nombreuses et les plus démunies, en permettant une scolarité ininterrompue et l’accès à un métier. Il permet aussi de payer les enseignants régulièrement et d’équilibrer le budget de l’école.

 

 Mais la clé du problème, c’est de permettre aux familles d’accéder à une activité économique afin qu’ils ne souffrent plus de la faim et qu’ils puissent scolariser leurs enfants : vaste programme !

 

 



6.Retour en France et Restitution aux Etudiants,

ainsi qu’aux Enfants et Parents de Saint Maximin

 

Une première « Newsletter » a permis d’informer adhérents, bénévoles et sympathisants sur nos actions du début d’année et bien sûr de faire partager les premières conclusions du voyage en Haïti.

 

Les enfants de Saint Maximin ont commencé à préparer un petit cadeau, une lettre, un dessin pour leurs petits amis haïtiens. Certains parents ont commencé à parler parrainage.

 

7. Vente d’artisanat haïtien et de bijoux pour la Fête des Mères

 

Cette vente a pu avoir lieu à la fois dans l’entreprise France Télécom, et à Saint Maximin dans une salle superbe prêtée par la mairie. Grâce à la mobilisation des parents d’élèves cette vente de Saint Maximin a connu un franc succès.

Monsieur le Maire a d’ailleurs organisé en mairie, avec les enfants, une cérémonie de « remise de chèque » au bénéfice de Solidarité Sorbonne. Un grand merci à la municipalité de Saint Maximin.

 

 

8. Départ du container du Havre le 15 juillet 2012

 

Six gros colis contenant les cadeaux des enfants, des fournitures scolaires données par l’école de Saint Maximin, une imprimante et des ramettes de papier que nous avons acheté pour l’école, ainsi que de nombreux livres pour enfants donnés par Isabelle Wackenheim, enseignante à la Sorbonne (« J’aime Lire » Bayard pour l’essentiel) sont ainsi partis pour Haïti avec une date d’arrivée prévue fin Août

C:\Users\Michèle Blin\Desktop\Container Cadeaux St Maximin\SAM_0609.JPG.

Hélas, le bateau a été bloqué un mois aux Bahamas à cause des cyclones, en particulier Isaac, et n’est arrivé en Haïti que le 15 octobre.

Beaucoup de retard donc, mais au final des enfants ravis, qui ont pris leurs crayons pour répondre à leurs amis français !

 

 

 



9.     Camp d’été : 3 semaines pour 160 enfants



Le village ne dispose pour le moment d’aucune structure pour proposer des activités aux 1 451 jeunes de la communauté. D’où l’importance, en particulier pour les adolescents, d’organiser des activités : dessin, art floral, cuisine, sport.

 

Les enseignants ont été volontaires pour encadrer ces activités de fon bénévole. Les parents ont pa une petite participation, et nous avons participé au financement, dont une partie pour du matériel de cuisine qui sera pérenne.

C’était la première fois que le directeur, Barthelemy Matinson pouvait réaliser ce projet qui lui tenait à cœur, et tous étaient ravis et nous ont beaucoup remercs.




 

10. Une Bourse de Poursuite d’Etudes

 

En Haïti, après l’école maternelle, l’enseignement comprend 6 années d’école primaire CP1 et CP2, CE1 et CE2, CM1 et CM2) et 3 années équivalentes à notre collège. Ces neuf années constituent « l’école fondamentale ». Les enfants sont évalués chaque trimestre, et passent un examen à la fin de la 6ème et de la 9ème année. La réussite à l’examen de 6ème année permet l’inscription au collège, celui de la 9ème année permet de poursuivre 4 ans au lycée et d’avoir le bac.

 

Au mois de juillet les enfants de CM2 ont donc passé l’examen qui est organisé au niveau départemental : ils étaient 17 à se présenter : 13 ont réussi l’examen. Il faut saluer le travail des enseignants (d’un niveau philo pour la plupart) qui, malgré le manque de moyens, obtiennent d’aussi bons résultats.

Mais « l’école du Bon Berger » de Colline-Deslandes, faute de moyens, n’enseigne que jusqu’en CM2. Pour continuer au collège, il faut donc aller à Léogane ou à Darbonne. Les frais sont souvent des obstacles que les familles ne peuvent pas surmonter.

 

Zone de Texte:        Sur les 13 enfants ayant réussi, 8 pouvaient continuer sans trop de difficultés, 5 familles par contre ne pouvaient pas assumer ces frais, dont celles des 2 lauréates. Nous avons  décidé de financer pour les 5 enfants les frais d’entrée à l’école et de transport pour l’année.

 

11.       L’atelier Couture, un Projet d’Avenir

 

 Nous avons constaté que les principales causes de la non-scolarisation des enfants sont financières : frais d’inscription, uniforme, chaussures et sous-vêtements représentent une charge trop importante pour les familles nombreuses ou monoparentales.

Nous avons voulu tester une  approche complémentaire au parrainage, plus collective, et permettant de diminuer les coûts: l’atelier couture.

 

 Actuellement chaque famille achète le tissu nécessaire et négocie avec une couturière le prix de confection. Puis elle achète les chaussures toujours par ses propres moyens. On comprend, qu’avec plusieurs enfants, ces dépenses ne puissent être assumées par les familles, qui ont souvent du mal à se nourrir. Pour préciser un peu, le salaire d’un enseignant est de 50€ par mois (sur 10 mois) et c’est en Haïti un salaire très correct, la moyenne des revenus est plus près de 20/30€ par mois.

 

C:\Users\Michèle Blin\Desktop\machineOr, l’achat en gros du tissu et des chaussures permet de substantielles économies et il y a dans la communauté 27 femmes ayant une formation de coutière mais qui ne peuvent pas exercer car … elles n’ont pas de machine à coudre.

Nous avons donc décidé de financer l’achat de 2 machines, une table de tailleur, les fournitures : fil, ciseaux, boutons, aiguilles…  ainsi que le tissu pour confectionner 60 uniformes pour les orphelins et les familles nombreuses (6 enfants et plus).

 Les couturières et leurs « aides » chargées des finitions (boutonnières, boutons…) ont été  rémunérées par uniforme (jupe+corsage ou pantalon+chemise). Les 60 uniformes ont été réalisés en août.

Ainsi, ce sont 15 familles qui ont bénéficié d’un revenu, parfois conséquent, grâce à cet atelier.Cette opération s’est révélée être un formidable levier : malgré la catastrophe du cyclone Isaac et de l’ouragan Sandy, même les familles les plus pauvres ont envoyé leurs enfants à l’école.

Nous avons de nouvelles familles parmi les inscrits en maternelle et en CP. L’effectif a augmenté de 8 élèves, alors qu’il a chuté, parfois de moitié dans les autres écoles du secteur.
 

 

QUEL AVENIR POUR L’ATELIER COUTURE?

Le projet est de construire une petite salle (6mX6m) pour y installer machines et tables (actuellement installées dans la salle de la communauté) et d’acheter 2 ou 3 machines supplémentaires. Nous allons faire des demandes de subvention pour ce projet dont le coût s’élève à 3230€ pour la construction et 1322€ pour l’équipement supplémentaire (devis en notre possession).

 Ceci permettrait d’atteindre 4 objectifs :

  • Premièrement, créer une classe professionnelle pour les enfants qui ne continuent pas leurs études après la 6ème année. Plusieurs enseignants ont eu une formation de couturière ou de tailleur.
  • Deuxièmement, renouveler l’aide aux familles par la réalisation des uniformes à coût réduit pour les orphelins et familles très pauvres et très nombreuses (une trentaine). Les prix seront modulés par l’Association des parents d’élèves en fonction de la situation des familles. A noter que le prix d’achat du tissu pourra être abaissé si l’activité se développe.
  • Troisièmement, permettre à toutes les couturières de la communauté qui le souhaiteront de dégager des revenus, par la mise à disposition (selon des règles à établir) du matériel contre une petite redevance, ce qui leur permettra de faire un peu de commerce.
  • Quatrièmement, si nous vendons ces uniformes aux familles ayant plus de moyens (à un prix néanmoins intéressant pour elles), et à des familles extérieures à la communauté par des accords avec d’autres écoles de la zone, nous pourrions rendre l’école plus autonome financièrement.

 
 
       


12.  L’Aide d’Urgence : ISAAC  et  SANDY

LE CYCLONE ISAAC

C:\Users\Michèle Blin\Desktop\Sandy\SAM_0539.JPGDu 25 au 26 août, le cyclone Isaac ravageait le village, détruisant une église, endommageant une maison, détruisant à plus de 80% les plantations de bananiers, d’avocatiers et d’arbre à pain (principales ressources du village), tuant plusieurs vaches et chèvres emportées par les eaux ou tuées par la chute des arbres.

 

Barthelemy Matinson, qui est passé de famille en famille pour leur dire de se protéger, a évité toute perte humaine ou accident, mais on sent chez lui l’angoisse d’une épidémie de diarrhée, car les eaux et les débris végétaux et animaux stagnent près des maisons.

 

C:\Users\Michèle Blin\Desktop\Sandy\SAM_0549.JPG

 

Il craint aussi la famine pour de nombreuses familles  très pauvres : il va y avoir plusieurs mois très difficiles avant que les familles puissent à nouveau retrouver une vie normale. On ne peut compter sur l’Etat ou les ONG qui se concentrent sur les grandes villes et les camps.

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Les villageois proposent de se réunir tous ensemble pour nettoyer les débris et réparer la maison endommagée, mais il leur faut des brouettes et des pelles, du ciment et du riz pour nourrir les plus démunis.

Nous envoyons un peu d’argent : immédiatement les travaux commencent.

 

C:\Users\Michèle Blin\Desktop\Rentrée des classes 2012\SAM_0500.JPGBarthelemy remercie au nom de tous : « Les paysans qui ont reçu ce concours de solidarité étaient très contents, ils m’ont dit de vous remercier pour ce geste que vous avec fait en leur faveur. Il y a un vieillard de 70 ans (l’espérance de vie est de 56 ans) qui m’a dit que c’est la première fois qu’il voit une telle activité après un cyclone grâce à mon dynamisme (celui de Barthelemy) accompagné d’une aide étrangère. »

 

La rentrée est reportée au 1er octobre. Afin d’éviter que les enfants ne soient pas scolarisés, nous décidons de donner les uniformes  sans aucune participation des familes  et d’acheter des chaussures pour ces 60 enfants. 

Tous les enfants seront présents à la rentrée !

 

 

L’Ouragan SANDY

 

C:\Users\Michèle Blin\Desktop\Sandy\SAM_0553.JPGNous avons vu beaucoup d’images terribles des dégâts causés par SANDY aux USA. Les  ravages causés quelques jours avant en Haïti, sont de ce fait, passés relativement inaperçus, et pourtant…

Les 24 et 25 octobre l’ouragan a fait en Haïti plus de 60 morts, 19 blessés  15 disparus, et 200 000 sans abri.. Les vents et les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Haïti ont fini de détruire totalement les récoltes, déjà dévastées par le cyclone ; 65 000 animaux ont été tués ou emportés par l’eau, 2 500 km de routes ont été endommagés et 20 000maisons ont été détruites.

 

C:\Users\Michèle Blin\Desktop\Sandy\dégats route.JPGL’ONU estime que 2 millions de personnes sont menacées par la famine.

 

C:\Users\Michèle Blin\Desktop\Sandy\SAM_0546.JPGA Colline Deslandes c’est la route qui a beaucoup souffert, isolant complètement le village pendant plus d’une semaine (empêchant l’acheminement de nos colis). Le toit d’une maison a été endommagé, cultures et animaux ont été dévastés.

 

Une école chrétienne, un peu plus loin dans la colline, a été complètement détruite. Barthelemy MATINSON ira acheter, de notre part, pour 102€ de cahiers et stylos pour permettre à l’école détruite de recommencer à fonctionner 15 jours plus tard (sous une tente). Il a également offert d’accueillir quelques élèves, le temps que cette école se réorganise.

 

Nous envoyons un peu d’argent pour  réparer la route (il n’y a aucun service pour s’en occuper dans cette situation d’urgence), et le toit de la maison.

 

C:\Users\Michèle Blin\Desktop\Sandy\travail route début.JPG

 

 

 

 

 

Aide d’urgence pour la vie quotidienne dans ce contexte de catastrophe

Accident de Travail

 

Un père meurt dans un accident du travail, laissant la mère seule avec 6 enfants scolarisés. Il n’y a aucune assurance ni prise en charge dans ce cas en Haïti. La mère envisage de déscolariser les enfants, affolée par les frais qu’elle ne peut prendre en charge. Cartables, uniformes, chaussures et ouvrages scolaires représentent 186€ pour les 6 enfants. Nous envoyons cette somme pour ne pas ajouter au malheur de cette famille.

 

Examens Médicaux Coûteux

 

La mère d’une enfant parrainée a besoin de passer des examens à l’hôpital, dont une radio, le médecin prescrit ensuite des médicaments. Le coût de l’ensemble atteint 89€, le parrainage a pu aider cette famille. Il n’y a ni sécurité sociale ni assurance santé en Haïti, ceci explique la mortalité infantile élevée et l’espérance de vie moyenne très faible (56 ans).

 

Remplacement de 2 poules

La mère de Claudia, une enfant parrainée, retrouve le sourire, nous lui avons remplacé ses deux poules tuées par l’ouragan : c’était les seuls animaux qu’elles possédaient : comme quoi 14€ peuvent être très utiles !

 

13.  Un Puits à Colline Deslandes

Entre ISAAC et SANDY, le 14 septembre, s’est produit un évènement extrèmement important et porteur d’avenir pour le village : l’arrivée de l’eau juste en face de l’école.

 

C:\Users\Michèle Blin\Desktop\SAM_0479.JPGC:\Users\Michèle Blin\Desktop\Puits et jardin\SAM_0391.JPGGrâce à l’association « Water for Life », sollicitée il y a 7 mois par Barthelemy Matinson, un puits a été creusé en quelques jours, offrant ainsi de nouvelles perspectives de développement  

C:\Users\Michèle Blin\Desktop\Puits et jardin\SAM_0386.JPGl’ arrivée des camions, le forage et la joie des habitants!

 

 

 

Le puits fonctionne très bien, c’est une pompe manuelle. Toute la nuit qui a suivi le forage, les habitants sont venus tirer de l’eau ! Presque l’eau courante pour une cinquantaine de familles proches de l’école, et pour tous les écoliers.

 

 

LES PROJETS D’AVENIR

 

En plus d’une amélioration de la qualité de vie (il fallait aller chercher l’eau au loin), ce puits offre des perspectives intéressantes : un jardin scolaire permettant d’améliorer l’alimentation des enfants, et le raccordement d’une cinquantaine de familles disposant de parcelles de terre cultivables qui pourraient être irriguées pour faire pousser des légumes et du fourrage pour les animaux.

 

Les premières études faites par un ingénieur hydraulique et les devis établis montrent qu’il faut installer une pompe submersible alimentée par des panneaux solaires et raccordée à des réservoirs de stockage.

 

Le coût de la mise en place du jardin scolaire est évalué à 7OOO€, le raccordement des familles à environ 10000€ (sous réserve d’études plus poussées qui seront menées en janvier).

 

L’accès à l’eau étant une priorité pour lutter contre la pauvreté, la précarité alimentaire et les maladies, nous espérons pouvoir obtenir des subventions de collectivités territoriales et d’entreprises de distribution d’eau, ce mécénat étant déductible des impôts.http://www.solidarite-sorbonne.com

 

Nous nous sommes rapprochés de la PAFHA pour le montage du dossier.

Actuellement, un ingénieur agronome, ami de Barthelemy Matinson, passe un mois à la Colline. Il a proposé de donner 3h de cours par semaine aux enfants pour leur apprendre à planter correctement les graines et les plantules. L’opération est en cours.

 

Barthelemy a déjà fait un essai, à très petite échelle, avec des tomates et des poivrons qui ont très bien poussé, comme le montrent ces photos. Alors, il ne reste plus… qu’à trouver les financements !

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14.  La Maternelle, Projet Phare de l’Année 2012

 

Lors du voyage d’avril 2012, nous avions décidé, avec Barthelemy, de faire porter notre effort pour l’école sur les classes de maternelle plus particulièrement.

 

Quelle était la situation ?

 

En Haïti, le Ministère de l’Education n’a défini des programmes qu’à partir du CP, pour les 9 classes de l’école fondamentale.

 

Les enseignants de maternelle se retrouvent donc sans lignes directrices concernant les contenus à faire acquérir aux enfants, et sans méthodes ni supports pédagogiques appropriés. En avril 2012, nous avions porté quelques DVD dont un sur l’enseignement en maternelle en France (à la demande de Barthelemy). Les enseignants l’avaient tout de suite visionné, et avaient très vite apporté des modifications à leurs pratiques. Ils ont dès cette époque souhaité approfondir et demandé à être formés.

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Faute de moyens, l’école de Colline-Deslandes ne dispose que d’une salle (9mX6m) pour les 3 niveaux de maternelle, soit 51 enfants cette année.

 

Toujours pour des raisons financières, la salle est aménagée avec les mêmes tables et bancs que pour les enfants plus âgés.

 

Ces meubles sont inadaptés à des enfants de cet âge, on ne peut les déplacer ni organiser des activités individuelles ou par petits groupes.

 

1.Mobilier adapté

D’après Barthelemy, Il n’existe pas de mobilier spécifique pour la maternelle en Haïti. L’objectif était de trouver du mobilier résistant mais léger pouvant être facilement déplacé par les enfants, en plastique de préférence. Après consultation de différents fournisseurs nous avons opté pour CAMIF Collectivités, le prix étant le plus intéressant pour ce type d’articles. Néanmoins, il nous fallait 60 chaises et 26 petites tables (2 ou 3 places selon la taille), et quelques sièges en mousse.

 

Nous avons reçu un très bon accueil de l’entreprise à laquelle nous avons exposé notre projet et demandé si elle pouvait nous aider. Après avoir reçu la plaquette et un exposé du projet (avec photo), celle-ci nous a alors proposé un paiement HT , ses services se chargeant de la récupération de la TVA  (698€), auprès de notre transporteur, et une remise de 10%.

 

Mais, la CAMIF a fait plus, en transmettant notre projet à ses fournisseurs, elle nous a fait bénéficier de 36 petites chaises gratuites faisant baisser notre facture de 645€. Finalement, remise et chaises gratuites nous ont permis d’économiser 937€.

 

 

L’entreprise nous a également fait don de 3 gros cartons de fournitures scolaires pour les petits !

 

Merci très sincèrement à la CAMIF pour ce très gros coup de pouce, nous ne manquerons pas de les informer de l’avancée du projet.

 

Les meubles sont partis par container le 5 novembre du Havre, ils sont arrivés fin décembre en Haïti et ont été livrés après dédouannement en janvier. Le volume très important (meubles CAMIF+quelques rangements pris chez IKEA+11 gros colis) représentait près d’un ½ container, ce qui nous a coûté une fortune. Heureusement, nous avons bénéficié de dons suffisamment importants pour couvrir toutes ces dépenses.

 

 

2.L’Approche Pédagogique et les supports pédagogiques, sensibilisation des enseignants

 

Depuis plusieurs mois nous avons mené un long travail de documentation sur les programmes français, les séquences pédagogiques adoptées dans nos écoles et les méthodes pédagogiques utilisées.

 

En Haïti, le manque de moyens, donc de livres et de supports pédagogiques amènent les enseignants à utiliser, pour l’essentiel, un apprentissage basé sur la répétition et l’apprentissage « par cœur ». Conscients que cette approche est particulièrement inadaptée pour les petits, Barthelemy et ses enseignants souhaitaient une approche plus ludique et plus active pour la maternelle.

 

Nous nous sommes intéressés aux pratiques françaises, et à l’introduction qui a été faite d’ateliers Montessori dans certaines écoles publiques françaises, et dans des pays en développement (l’Inde par exemple).

 

Sans vouloir révolutionner les pratiques pédagogiques haïtiennes, nous pensons qu’elles peuvent évoluer puisque les enseignants eux-mêmes le souhaitent.

 

Des séances d’échanges sur la pédagogie active et de présentation d’expériences françaises sont prévues dès janvier 2013.

 

La présentation d’un certain nombre de supports pédagogiques sera faite de façon à rendre les choses concrètes et à voir dans quelle mesure les enseignants chercheront à se les approprier et à les adapter. Les contacts se poursuivront par mail.

 

L’appropriation des supports pédagogiques et la création de nouveaux supports adaptés se fera au fil des mois de façon à préparer au mieux la rentrée 2013.

 

Des contacts restent à prendre avec des enseignants de maternelle et des spécialistes de la pédagogie Montessori, pour aller plus loin.

 

La mise en relation d’enseignants français et d’enseignants haïtiens, par internet, reste un objectif très important à mettre en place.

 

 

 

 

 

 

 

15.  Formation à la Gestion de Projets par la PAFHA

 

La PAFHA a propose à ses adhérents une formation en gestion de projets.

 

Cette formation, gratuite, est organisée sur 2 ans : 3 jours en novembre-décembre 2012, et 3 jours en 2013;

 

Les 3 thèmes abordés cette année étaient:

·         L’élaboration de projet

·         La recherche de financements

·         Le suivi et l’évaluation du projet

 

Cette formation, animée par des experts qui ont, en plus, l’expérience du terrain (missions humanitaires en Afrique) a été riche, et très intéressante.

 

Elle nous a apporté une méthodologie rigoureuse de montage de projet, de nombreux exemples et des travaux en commun sur nos propres projets. Outre les informations très concretes  données par les intervenants, il y a eu beaucoup d’échanges très riches entre les participants et des possibilities de travail en commun, après la formation, se sont dessinées.

 

Cette formation était absolument indispensable pour nous permettre de monter des dossiers de demande de subventions afin de poursuivre et d’accélérer notre aide au développement de Colline Deslandes.

 

Un très grand merci à la PAFHA pour son aide et la qualité de cette formation.

 

 

16.  Voyage en HAÏTI prévu en janvier 2013

 

 

Les dernières semaines de l’année ont été consacrées à la préparation de mon voyage en Haïti prévu du 25 janvier au 11 février 2013, et à la préparation de la formation des enseignants.

 

Une visite aux enfants de Saint Maximin m’a permis de leur donner des nouvelles et d’emporter leur courier pour leurs amis haïtiens.

 

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